Le projet

Les chiffres clés du projet

21,9 ha

de surface concernée par le parc

5,5 ha

de panneaux solaires

18,9 GWh

de production annuelle estimée

~ 3 867 foyers

équivalent en foyers alimentés en électricité (avec chauffage)

~ 4 501 tonnes

de CO2 évitées par an

Localisation : où se situe le projet ?

Le projet est localisé au dans la commune de Nersac dans le département de la charente.

Calendrier : où en est-on ?

2019

Fondation de l'EARL Grain de Boëme par Paul Bertrand et reprise de la ferme familiale (viticulture pour le cognac)

2020

Reprise de la ferme voisine (Ferme du Pas), polyculture et élevage

2020

Mise en place d'une activité de pâturage sous les modules photovoltaïques de la centrale solaire voisine

2023

Recherche de débouchés et diversification, reprise d'une boulangerie à Sireuil

Septembre 2023

Échanges initiaux en vue de la signature d'une promesse de bail emphytéotique

Septembre 2023

Lancement de l'étude d'impact environnemental

Septembre 2024

Rencontre avec la Chambre d'agriculture

Octobre 2024

Signature de la promesse de bail finalisée

Décembre 2024

Lancement de l'étude préalable agricole

Décembre 2024

Réalisation d'un diagnostic de territoire avec l'agence TACT

Janvier 2025

Présentation du projet à l'Agglomération d'Angoulême

Mars 2025

Présentation du projet à la maire de la commune de Nersac

Mars 2025

Échange avec l'Agglomération d'Angoulême et le service urbanisme de Nersac

Avril 2025

Visite de terrain et échanges avec les riverains du hameau des Valades

Juin 2025

Délibération de la commune en faveur de l'extension des Zones d'accélération à l'ensemble des parcelles du projet

Décembre 2025

Comité de projet

Décembre 2025

Dépôt du dossier de demande de permis de construire

Octobre 2026

Enquête publique

Octobre 2028

Construction

Mai 2029

Mise en service

La dimension agricole au cœur du projet

Le dérèglement climatique fragilise durablement les activités agricoles. La multiplication des aléas – sécheresses, fortes chaleurs, gel, ou épisodes météorologiques extrêmes – impacte directement les cultures, les sols et les conditions d’élevage. Ces évolutions rendent les productions plus incertaines et complexifient la pérennité des exploitations.

Dès les premières réflexions, l’exploitant a partagé les difficultés rencontrées sur son exploitation, liées notamment à la variabilité des rendements, à la dégradation des sols et aux contraintes croissantes sur les ressources naturelles.

Ainsi, le projet agrivoltaïque s’inscrit comme un levier d’adaptation et d’innovation agricole.
Il vise à :

  • Renforcer la résilience des systèmes agricoles face au changement climatique.
  • Limiter la variabilité des productions d’une année sur l’autre.
  • Améliorer les conditions de travail et, le cas échéant, le bien-être animal.
  • Soutenir l’avenir de l’exploitation grâce à des revenus complémentaires et durables.
  • Contribuer à la production d’une énergie renouvelable locale, au service du territoire.

Des projets strictement encadrés par la réglementation

L’agrivoltaïsme est encadré par la loi APER du 10 mars 2023 et le décret du 8 avril 2024. Pour être reconnu comme tel, un projet doit garantir que l’activité agricole demeure l’activité principale de l’exploitation.

L’installation agrivoltaïque doit également apporter au moins un service direct à la production agricole, sans dégrader les autres, tels que :

L'amélioration du potentiel et de l’impact agronomique

La protection
contre les aléas

L'adaptation
au changement climatique

L’amélioration
du bien être animal

Par ailleurs, le projet agrivoltaïque doit appliquer de nombreux critères réglementaires. Le schéma ci-contre en illustre certains :

  • Surface non exploitable : la réglementation limite à 10 % la part de surface rendue non exploitable par l’installation, notamment dû aux pieux.
  • Taux de couverture : la part de la surface agricole recouverte par les panneaux ne doit pas dépasser 40 %, afin de préserver la fonctionnalité des parcelles et la conduite des pratiques agricoles.
  • Libre circulation des engins et des animaux : le dimensionnement et l’implantation des structures doivent permettre l’utilisation des outils agricoles et le maintien des itinéraires techniques.
  • Activité agricole significative : l’exploitation des panneaux est conditionnée au maintien de l’activité agricole et de ses rendements. En cas d’arrêt de la production agricole, l’exploitation photovoltaïque ne peut se poursuivre.

Ces exigences garantissent que l’agrivoltaïsme reste avant tout un projet agricole, au service des exploitants et du territoire.

Un projet sur mesure pour les exploitations agricoles

Les pratiques agricoles et les besoins du terrain ont été pleinement intégrés dans la conception du projet. Les échanges menés avec l’expert agricole de l’équipe et le bureau d’études spécialisé ont permis de concevoir une installation tenant pleinement compte des pratiques agricoles : chaque choix technique a été adapté pour préserver et faciliter l’activité sur les parcelles.

Contrairement aux centrales solaires classiques qui utilisent des panneaux fixes orientés vers le sud, notre projet agrivoltaïque utilise une technologie de type trackers, c’est-à-dire des panneaux capables de s’orienter au cours de la journée.

Le pilotage des panneaux s’adapte avant tout aux besoins des cultures et aux pratiques agricoles. Ainsi, leur position peut être ajustée pour faciliter le passage des machines ou répondre à des besoins agronomiques spécifiques. Lorsque les plantes n’exigent pas d’orientation particulière, les panneaux suivront alors la course du soleil pour optimiser la production d’énergie.

Des dimensions de structures adaptées aux pratiques agricoles

Le dimensionnement des interdistances entre les tables photovoltaïques, ainsi que leur hauteur, a été conçu de manière à garantir la compatibilité avec l’ensemble des outils agricoles utilisés par les exploitants, tout en assurant une couverture suffisante pour bénéficier des effets agronomiques attendus (protection des cultures, ombrage, etc.).

Les panneaux peuvent être orientés pour faciliter le passage des machines agricoles, en adoptant un positionnement défini selon les besoins de l’exploitant, ou pour permettre la libre circulation des animaux sur l’ensemble de la parcelle.

L’implantation du projet

Le scénario d’implantation final sera le résultat d’une variante adaptée aux pratiques agricoles et aux enjeux du territoire. Celui-ci a été pensé pour répondre aux exigences réglementaires tout en prenant en compte les dimensions humaines et environnementales, en concertation avec les acteurs locaux.

L’intégration paysagère

Dès la conception du projet agrivoltaïque, une attention particulière est portée à son intégration dans le paysage local. Les choix d’implantation et d’aménagement visent à limiter la perception visuelle des installations et à préserver l’identité du territoire.
Plusieurs principes guident cette démarche :

  • Évitement des secteurs les plus sensibles : les parcelles présentant les enjeux paysagers les plus forts ont été exclues de la zone d’implantation.
  • Plantations paysagères : sur les secteurs identifiés comme sensibles, des haies composées d’essences locales et adaptées sont prévues afin de réduire les vues directes sur les installations et de renforcer les continuités paysagères.
  • Traitement des équipements : les clôtures envisagées sont de type agricole, en cohérence avec le paysage rural. Les locaux techniques font l’objet d’un traitement spécifique (bardage bois ou habillage adapté) afin de limiter leur visibilité.

Afin d’accompagner la compréhension du projet, des photomontages réalisés par un bureau d’étude paysagiste illustrent différentes situations :

  • l’état actuel du site ;
  • le site après l’intégration des haies le cas échéant.

Ces éléments permettent d’appréhender l’insertion du projet dans son environnement à moyen et long terme.

Après
Avant
Après
Avant
Après
Avant
Après
Avant